Com #6. Le sprint final


Les rescapés de la catégorie Classic 9 vont terminer cette incroyable aventure.

N° 117, Alain Bertet/Luca Corvaja/Jules Corvaja (Mitsubishi Pajéro), et le N° 358, Luc Bertet/Lucas Real/Florent Charrier (Mitsubishi Pajéro). C’est un coup de grâce pour les deux véhicules et les mécanos. KO debout, les deux Pajero ne repartiront pas. La décision a été prise à deux heures de l’arrivée. Alain Bertet « Malgré tout je me suis fait plaisir. Je regrette que la piste fût trop étroite. Je remercie toute mon équipe pour leur investissement. Nous avons décidé de revenir en 2027 avec encore plus de détermination. »

N°301, le Suzuki Vitara d'Yves Pelleteret/Nadia Pelleteret/Alexis Pelleteret. « Malgré mon expérience de 2 Dakar Classic, 13 éditions du 205 Africa Raid, le Rallye Loasis… J’ai fait une erreur de jeunesse. Figurez-vous que malencontreusement  j’ai confondu l’essence et l’eau. J’ai versé 20 litres d’eau dans le réservoir d’essence. Une heure de perdue pour vidanger et nettoyer. La boulette à 60 ans !  Maintenant, nous allons tout faire pour passer la ligne d’arrivée. »

N° 337, le Toyota Land Cruiser de Roger Dutardre/Bernard Tremblay/David Pemartin. « Cette année, j’ai trouvé la piste trop étroite. Pour le reste, c’est une belle édition et en plus, le temps était au rendez-vous. Le seul problème mécanique que nous avons rencontré, c’est un étrier de frein qui nous a causé quelques ennuis. Sinon, avec nos deux mécanos. Il y a aussi la fine fleur du Karting dans notre équipe. Il s’agit de Bernard Tremblay. C’est un ancien pilote en karting de l’équipe de France. Ça aide pour la gestion d’une course comme celle-ci. De mon côté, sur Alpine, dans ma jeunesse, j’ai énormément fait de course sur asphalte. Ma première licence date de 1974. »

Le dernier acte des 24h

C'’est le jeu du chat et de la souris.
À deux heures de la fin, le Can Am SSV N°16 Quad Bike Évasion qui roule en 6.18.110 tient la dragée haute au SSV N° 5 EMC Suspensions. En troisième position le N° 1 du Team Mercier s’accroche pour monter sur le podium. Des bise bise entre le premier, le deuxième et le troisième. C’est sûr, l’un des trois risques de porter l’estocade dans la dernière heure. En 4x4, le Toyota N°33 du Team Adonf Médoc change son radiateur à la vitesse d’un TGV.  Alain Coquelle, Jean Luc Baudet, Pierre Vanlaume se surveillent de près.

Il reste une heure de course. Nous savons que l’influence des lieux sur les hommes peut vous transformer en un héros des temps modernes sur seulement quelques kilomètres avec panache. Mais voilà, il faut passer sous le drapeau à damier. Aussitôt dit, aussitôt fait, le Toyota N° 33 revient au stand avec son pont arrière endommagé. En deux-trois mouvements, tous les mécanos se jettent sous le Toy pour réparer avec les moyens de fortune. Chérubin appelle poussin bleu ! C’est l’opération Léontine qui se met en place dans plusieurs stands. Devant, Romain Locmane, Maxime Fourmaux et Benoît Soulas ont bien l’intention de clouer leurs adversaires au pilori, dans la dernière heure. Les machines ont tellement souffert sur ces 24 H, que ça craque de partout. En même temps, nous savons tous que ‘’aventure’’, c’est juste le nom romantique pour dire « problèmes ». Il reste 30 mn, ça décoiffe. Vrooomm, vrooomm, vrooomm…. Les spectateurs l’ont bien compris, ils se rapprochent de la ligne droite des stands pour voir cette bagarre.

C’est ici que ça se passe !

Le mot du maire de Fontaine-Fourches « Cette année est encore une belle édition. Pendant trois jours, c’est un véritable spectacle et en plus gratuit. Nos commerçants et les habitants profitent pleinement de cette grande fête. Nous avons 580 habitants et nous espérons tous renouveler l’opération avec Leslie et Jean-Louis Dronne, en 2027. En fait, c’est ici que ça se passe, et pas ailleurs ». Xavier Lamotte, maire de Fontaine-Fourches.

Compte tenu des péripéties, il ne faut pas chercher loin les raisons qui poussent les concurrents à tout mettre en œuvre pour revenir l’année suivante. 

Gilles David. S/Presse 24 Heures Tout-Terrain de France.