Debout les gars, réveillez-vous, il va falloir en mettre un coup.
Une journée qui s’annonce ensoleillée pour une mise en jambes des premiers essais libres à 8 heures, pour ces 54 engagés. Les pilotes, ouvrent timidement les yeux comme des marmottes réveillées qui découvrent les premiers rayons de soleil. Dans les stands, c’est une odeur de café grand-mère et de croissants chauds qui plane dans les cuisines. Les assistances vérifient les véhicules. Pas de temps à perdre, puisque les essais libres chronométrés commencent dès 8h00 et se terminent à 10h00. Ensuite, de 10h30 à 11h30 les essais qualificatifs s’enchaînent. C’est sur une piste légèrement humidifiée que les premiers s’élancent pour deux heures à bras raccourcis sur ces 7 km. C’est une histoire de famille. Parmi les engagés, figure le plus jeune pilote de cette édition, Jules Corvaja âgé de 17 ans, c’est pour lui un baptême du feu sur le Pajero N° 117 de l’écurie d’Alain Bertet (Club Auto-Passion). Jules a de qui tenir, puisque son père Luca a été sacré champion de France à plusieurs reprises. Pour une entrée en la matière aux essais libres, plusieurs concurrents reviennent au stand à la ficelle, le N° 20, N°110 et le N° 39. Le ML de Jean-Luc Baudet (N°50) : c’est pour un problème de batterie, la Range Rover Classic Shael Team N° 99 pour un souci de fourchette. Rien de bien méchant avant de s’élancer sur les essais qualificatifs, mais ça fait partie des multiples péripéties qui peuvent se produire dès les premiers tours de roues.
Les choses sérieuses commencent aux essais qualificatifs. Toutes les trente secondes un concurrent s’élance chrono en tête pour décrocher le tireliponpon ! et s’emparer de la pôle position. C’est au milieu d’un tourbillon de poussière que les cabris font sur les bosses. Au micro, pour sa 34e participation, le speaker Didier Richard s’égosille au micro pour donner un maximum d’informations aux teams sur l’évolution de la course. La pôle position revient à l’équipage N° 16 : 3. 41.443 Locmain Romain/Fournaux Maxime/Soulas Benoît sur Can Am Maverick R. En deux, le N° 39 4.29.834 Destringuez Jérôme/Montaine Romain/Tonitto Mario sur Can Am. En Trois, le N° 1 Beaujon Alexandre/Martin Nicolas/Hannot Gaston sur Can Am X3.
La direction de course convoque les 184 concurrents pour rappeler le règlement de la FFSA et les consignes de sécurité. Finalement, c’est la bonne humeur qui règne à Fontaine-Fourches. De passage, Antony Schlesser et son équipe de l’Africa Eco Race saluent tous les concurrents et leur souhaitent une belle course. Peu avant 14h00, toutes les courtoisies de la veille seront vite oubliées sur la ligne de départ. Un seul mot d’ordre : « Cours après moi que j’ t’attrape ! »
L’heure de vérité
Une fois la présentation de tous les équipages, vient l’heure de la mise en grille. Les commissaires et la protection civile sont en place. Sur la ligne de départ de cette 34ᵉ édition, tendues comme des arbalètes sur la ligne de départ, le chrono engage son décompte. Pour les 30 dernières secondes, tout le monde retient son souffle, dans les habitacles, le ronronnement des moteurs commence à rugir au plus profond d’eux-mêmes.
Toutes et tous savent que 24 heures, c’est long et difficile et ce n’est qu’à la fin du bal qu’on paye les musiciens ! 14h00, Au coup de clairon, vroommm, vroommm, vroommm… c’est parti sur les chapeaux de roues du manège enchanté ! En deux-trois mouvements, au bout de la ligne droite des stands, les véhicules disparaissent, engloutis par une poussière ocre sur les chapeaux de roues du manège enchanté !
Gilles David. S/Presse. 24 heures Tout-Terrain de France 2026


